Dans Oui, mon commandant, Amadou Hampâté Bâ nous plonge au cœur de l’administration coloniale en Afrique de l’Ouest.
Mais loin des grands discours idéologiques, il choisit une autre voie : celle du quotidien, de l’absurde, et des humiliations ordinaires.
À travers des scènes parfois drôles, souvent dérangeantes, Hampâté Bâ montre comment le pouvoir colonial s’exerce moins par la violence directe que par l’obéissance mécanique, la paperasse, et le mépris silencieux.
Dire « oui, mon commandant », ce n’est pas seulement obéir : c’est apprendre à se taire, à se nier, à s’effacer.






